Préparations

Questions fréquentes

Depuis que j’ai annoncé que je partais au Japon, on me pose pas mal de questions. Elles sont parfois pertinentes, parfois un peu moins.

– Pourquoi le Japon ?

Celle-ci rentre dans les pertinentes. Les gens qui me connaissent savent pourquoi mais pour d’autres c’est une réelle surprise. Ce qui est intéressant avec cette question c’est pourquoi les gens sont aussi étonnés que ça. On ne m’a jamais rien dit quand je suis partie en voyage à Londres ou en Espagne et je suis sûre que si j’étais partie aux U.S.A, on ne me l’aurait pas autant demandé. Le Japon est un pays fascinant auquel je m’intéresse depuis que je suis gamine. J’ai déjà pu y aller, j’ai étudié la langue (un temps) à la fac… ça devait arriver, non ?

– Mais du coup, tu parles japonais ?

Avant de répondre à ça, on me demande aussi parfois si, du coup, je parle chinois. A ça, je réponds , ça se lit [bou] et ça veut dire  » non « . Parce qu’au Japon, on ne parle pas chinois mais japonais. Et non, c’est pas la même chose. Comme je le disais avant, j’ai pu étudier un peu la langue mais j’ai dû arrêter faute de blocus interminable et de loyer à payer. Mon niveau n’est pas donc plus celui qu’il était mais je possède ce que j’appelle « le japonais de survie ». Je peux me débrouiller quoi.

– T’es prête à manger du riz ?

Souvent c’est accompagné d’un rire idiot parce qu’on se croit drôle. Oui, bien entendu que je suis prête à manger du riz, et aussi des ramen, des gyoza, des tempura… je ferai des articles sur ce que je mange pour que vous ne vous inquiétez pas de me voir exploser à cause du riz.

– Mais… tu vas faire quoi là-bas pendant un an ?

En un sens cette question peut paraître idiote mais il faut se mettre à la place de ceux qui la posent. Souvent quand on part en vacances c’est maximum trois semaines et on a tellement bossé pour les avoir qu’on passe son temps à farniente, manger de bons petits plats et faire la fête… alors on a du mal à se dire que ça va durer pendant une année entière. Une année à l’étranger c’est comme une année dans ton pays mais ça implique de s’imprégner d’une culture qui n’est pas la tienne, rencontrer des gens nouveaux, aller faire tes courses, te trouver un petit boulot, aller visiter le plus d’endroits possibles… C’est justement parce qu’il y a mille choses que je peux faire au Japon et qui sont à la fois si communes et différentes de la France que j’ai décidé de créer ce petit blog.

– T’as pas peur ? 

Si, bien entendu. Mais si j’allais dans un autre pays que le Japon, j’aurais sûrement bien plus peur. Bien entendu il me faut rester vigilante et ne pas me croire en toute sécurité. Mais les gars, le Japon c’est pas la France où tu peux pas te promener tranquillement en ville sans qu’on vienne te faire chier pour une clope et t’insulter par la suite parce que t’as pas voulu en passer une, ou parce que tu ne veux pas donner ton numéro. Tu peux marcher dans la rue en jupe courte et on ne te traitera pas de traînée ou on ne te sifflera pas. Je vais me retrouver dans un pays où je n’aurai pas la boule au ventre ou peur de sortir dans la rue la nuit. J’ai la chance de connaître du monde sur place qui pourront m’aider en cas de problèmes liés à la langue ou au pays en lui-même alors je suis plutôt tranquille.

– Ta famille ne va pas te manquer ? 

Si, énormément. Mais il faut faire des choix dans la vie et parfois ça implique des sacrifices. Et puis ça me fera grandir, c’est pas négligeable !

– Tu vas revenir avec les yeux bridés !

Ça se passe de commentaire tellement c’est beauf.

– Tu vas nous ramener un Japonais ? 

– Tu vas y rester après ton visa ? 

On retourne dans les questions intéressantes. Je ne sais pas car ce n’est pas si simple de rester plus d’un an. Le Japon, ce n’est pas la France et il n’est pas si facile de transformer un visa d’un an en un visa qui vous permet de rester plus longtemps (le visa Travail par exemple). Y vivre un an sera déjà une belle réussite selon moi.

– C’est cher le Japon ? 

Oui, c’est cher. Mais il faut savoir que ça reste abordable si tu te donnes les moyens de le rendre abordable. Les transports et les logements sont chers mais tu as toujours des alternatives à ça. Privilégier le vélo aux transports en commun, les auberges de jeunesse ou sharehouse aux hôtels, manger local et cuisiner plutôt que refuser de se priver de camembert (qui peut te coûter 10 euros le petit bout) et d’aller manger au resto midi et soir. Ce n’est pas impossible quand tu t’adaptes. Ou alors tu te donnes les moyens d’avoir un si gros budget que tu peux ne pas être trop regardant sur les prix (comptez  au moins 10 000 euros pour un an dans ce cas).

– Tu nous enverras des photos !

Oh oui, va falloir être prêt !

– Il te tarde ? 

T’as pas idée…

Et vous ? On vous a posé quoi comme questions ? Vous en avez d’autres à me poser ?

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