Vie quotidienne

Mon expérience du travail au Japon : comment j’ai trouvé un emploi.

Pour ce qui est de trouver du travail, c’est comme en France et il n’y a pas mille façons de s’y prendre. Là où j’ai trouvé le plus de différence, c’est la manière dont sont répertoriés et appréhendés les jobs disponibles.

Sachez qu’il y a du travail pour tout le monde. Du jeune qui veut gagner quatre sous à côté des études, à la mère de famille qui a du temps libre et veut arrondir les fins de mois pendant que les enfants sont à l’école ou bien au retraité qui préfère occuper son temps à aider la ville. Les employés de renseignement ou de ménage du métro sont d’ailleurs très souvent des personnes âgées et/ou retraitées car ce sont des emplois relativement tranquilles ne demandant pas de qualifications spéciales.


Lorsque je suis arrivée au Japon, je ne comptais rester que six mois, je n’avais alors pas besoin d’un emploi stable et me contentais de donner un coup de mains à droite à gauche en tant que babysitter ou aide ménagère chez d’autres expatriés quelques heures par semaine. J’ai obtenu ces emplois par le bouche à oreille, ma logeuse étant Française et connaissant pas mal des autres expatriés du coin. J’ai donc joué de chance disons.
Mais lorsqu’en Avril je me suis décidée à rester jusqu’à la fin de mon visa (Octobre 2020) à Fukuoka, j’ai dû me bouger et trouver un emploi stable. Ma situation étant ce qu’elle était, à savoir un niveau de langue conversationnel et pas de diplôme universitaire, tous les emplois dans une entreprise étaient à exclure (un niveau Bac+3 et un niveau N2 (Business) en langue étant la très grande majorité du temps nécessaire) j’ai cette fois-ci tenté ma chance auprès de l’équivalent du Pôle Emploi japonais : Hello Work.


Alors, avant tout sachez une chose avant d’y aller. Bien qu’Hello Work propose un pôle pour les étrangers, Hello Work Foreigners, n’y allez pas si vous ne parlez pas du tout la langue (tout du moins pas à Fukuoka) car personne ne parle anglais et le traducteur n’est là qu’une fois par semaine pendant deux heures…et à ce moment là il vous faudra parler anglais, pas français.
On attend de vous que vous parliez assez bien la langue pour les jobs proposés et donc tout le chemin à faire pour y arriver; remplir un formulaire en japonais sur vous et vos pistes de recherches, les recherches en autonomie sur un ordinateur -en japonais- et un entretien avec un des employés qui, une fois que vous aurez dégrossi vos résultats de recherche, passera un appel à tous vos potentiels employeurs pour convenir d’un rendez-vous si vous correspondez à ce qu’ils recherchent.

J’ai donc obtenu un entretien pour un poste dans un restaurant français. Comme je n’avais aucune qualifications en terme de cuisine ou restauration en général, j’ai obtenu un poste d’aide de cuisine. Je devais passer les assiettes appropriées, faire la vaisselle et autres petites tâches.
Malheureusement, la situation sanitaire étant ce qu’elle était à ce moment au Japon, le restaurant à dû fermer et je n’ai pu finalement y travailler qu’une semaine… pour un service. Dommage.
Il m’a donc fallut trouver rapidement un autre emploi. Cette fois-ci, j’y suis allée au culot si je puis dire.


Je m’entendais bien avec une des employées du supermarché à côté de chez moi et lui ai demandé s’ils n’avaient pas besoin de personnel. Elle m’a dit que c’était bien possible et que je devais repasser avec un rirekisho (CV) et le présenter à un des managers.

Exemple de rirekisho


Tout d’abord, laissez-moi vous parler des rirekisho. Au Japon, un CV se doit d’être carré. Vous ne pouvez pas le faire à votre sauce comme chez nous. Grosso modo vous devez y mettre les informations que l’on retrouve sur nos CV mais tout doit bien être à sa place dans les espaces réservés. Il en existe plusieurs sortes suivant si vous postulez pour un emploi à temps-plein ou bien à temps-partiel et sûrement d’autres modèles que je n’ai pas eu l’occasion de voir.


Une petite chose à faire est de renseigner ce que l’on veut et ne veut pas faire comme par exemple travailler de nuit ou bien après la fermeture du métro/train. Car souvent en venant postuler, vous ne postulez pas pour un poste précis mais pour tous ceux disponibles et la personne qui vous reçoit étudie votre CV et vous proposera un poste suivant vos demandes et expériences.


Attention : ce que je viens de dire concerne uniquement les emplois à mi-temps et étudiants que l’on appelle baito. Comprenez bien que vous ne pouvez pas débarquer à un entretien d’embauche pour une compagnie en exigeant de ne pas travailler le weekend ou après 17h parce que vous devez aller récupérer les enfants à l’école par exemple.


Vous trouverez ces feuillets dans n’importe quel konbini ou supermarché sans problème.


Je suis donc revenue au supermarché après avoir fait -et refait- mon CV et l’ai présenté à un des managers. On m’a dit qu’on me rappellerai éventuellement pour me fixer un rendez-vous sous peu, ce qui a été le cas.
Je suis allée passer mon entretien et suis retournée chez moi avec un poste de soir 5h/jour 5jours/semaine de 18h à 23h !

Vous pouvez également passer par des sites d’offres d’emploi comme baitoru qui vous aide à trouver un emploi à l’aide de nombreux critères de recherches (type d’emploi, le long de la ligne de métro ou non, les exigences requises etc.).


Voilà donc pour ce qui est de comment j’ai trouvé mes emplois au Japon. Je ferai un article sur comment se passait mon quotidien au travail dans ce supermarché par la suite !

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