
Pour ce voyage, j’avais opté pour une vie en sharehouse pendant le six premiers mois. La suite du voyage se passera en appartement, en collocation avec une amie Française et je pense que c’est donc le moment parfait pour vous parler de mon ressenti sur cette expérience.
Je suis arrivée dans la sharehouse où j’ai logé le 19/10/19 et j’en suis partie le 01/06/20. La maison se compose de 10 chambres, une salle de bain à la japonaise, une cuisine/salon et deux WC. Tout est commun si ce n’est les chambres qui sont individuelles et de tailles différentes suivant les budgets. En ce qui me concerne, pour une chambre de 10 m², j’en avais pour 33 000 yen plus 12 000 yen de charges soit environ 400 euros par mois. Chacun a un espace privé pour les aliments frais et secs ainsi que pour les chaussures.
A l’heure où j’écris cet article, toutes les chambres sont prises que ce soit par des Japonais ou des étrangers.
Toutes les sharehouse sont différentes, certaines vous proposeront des contrats à la semaine, au mois, feront des offres à partir de trois mois, six mois… faites surtout bien attention à la pénalité de départ anticipé (c’est souvent le cas).
On m’a très vite demandé si vivre en communauté comme ça n’est pas trop dur. En ce qui me concerne, je suis assez sociable de base donc je partais sereine. Bien entendu, ça a ses avantages et ses inconvénients. Mais je pense que même si vous n’aimez pas spécialement voir du monde, vous pouvez parfaitement vivre en sharehouse. J’avais dans ma maison un Japonais qui était là depuis quelques mois et que je n’avais vu que trois fois, et encore je l’avais croisé dans les couloirs et c’est tout. Il en vallait de même pour mon amie avec qui je partais vivre, nous ne nous voyions quasiment pas à la maison, pourtant elle habitait la chambre en face de la mienne.
On peut tout à fait vivre sa vie comme si on était seul chez soi. Vous ne voulez pas partager la cuisine ? Pas de problème, il vous suffit d’aller chercher à manger dehors et manger sur place ou faire chauffer votre repas au konbini et revenir le manger dans votre chambre au calme.
Au contraire, si vous voulez voir du monde et parler avec vos sharemates, il vous suffit de vous rendre dans les pièces communes au moment des repas, c’est souvent assez animé.
Encore une fois, chaque sharehouse est différence mais je vais vous expliquer comment marche celle où j’habitais pour vous donner un exemple de ce que vous pouvez trouver.
Toute la maison est à la charge des locataires, chacun prend soin (ou non) de sa chambre et de ses espaces privés et une personne est responsable de nettoyer les lieux communs en échange d’une réduction de loyer. Elle est également chargée de collecter une participation collective pour pouvoir acheter tout ce qui est nécessaire au nettoyage ou aux usages communs (papier toilette, produit vaisselle, éponges etc.) S’il y a un problème, on peut soit le régler entre nous soit contacter la responsable via un groupe LINE (équivalent de Messenger en gros). Dans certaines sharehouse, vous n’avez qu’à vous préoccuper de votre chambre, le ménage étant assuré par une compagnie privée (attention aux charges dans ces cas-là).
Qu’est-ce qui fait alors que je suis partie ? Et bien j’ai eu l’occasion de tester une nouvelle expérience dont je pourrai parler par la suite. Pour mon amie, la vie en sharehouse se passait moins bien surtout à cause de l’isolation phonique quasi inexistante dans ces vieilles maisons et qui la dérangeait autant pour le bruit qu’elle ne pouvait pas faire et celui que les autres faisaient. Elle s’était dégoté un appartement un peu plus en centre ville et m’a proposé d’habiter avec elle et de partager les frais. j’avais donc l’occasion d’être dans un endroit plus personnel pour moins cher.
Globalement, l’isolation phonique et thermique des maisons japonaises n’est pas très bonne, surtout dans les vieilles maisons comme la notre. Je dois reconnaître que même en le supportant plutôt bien, j’étais assez fatiguée d’être réveillée par telle ou telle personne qui claque la porte de sa chambre à 3 ou 4 heure du matin, la douche qui est sous ma chambre, entendre la machine à lavée qui tourne et qui est pourtant dehors… bref, vous voyez ce que je veux dire.
Pour ne pas faire trop long, je vais m’arrêter là et vous donner ma conclusion.
J’en retire beaucoup de bon souvenirs et c’est pour moi une très bonne expérience que je recommande. Je pense que les mauvais côtés sont vites effacés par les bons si on y regarde bien. Si vous voulez vous améliorer en parlant le japoanis de tous les jours, vous ne trouverez pas mieux et vous vous ferez sûrement des amis qui vous aideront et vous ferons découvrir le pays.
Le conseil que je peux vous donner : choisissez une sharehouse bien placée et vérifiez/demandez l’âge du bâtiment. Sans surprise, plus il sera récent et mieux l’isolation sera (normalement). Quelques euros en plus valent souvent le coût.
Pour ceux que ça intéresse, voici le lien du site de ma sharehouse : https://fukuokasharehouse.weebly.com/