La réponse est : partout. Nous sommes au Japon, souvenez-vous.
Que ce soit au réveil, en sortant du travail ou au beau milieu de la nuit, il y a toujours de nombreux endroits pour aller acheter à manger.
Je vais vous lister quelques endroits qui, pour moi, sont des incontournables à la fois du pays et de la ville.
KONBINI/SUPERMARCHES
Impossible d’aller au Japon sans passer par la case konbini. Ces supérettes ouvertes non-stop seront là pour vous permettre d’acheter une bouteille d’eau, un casse-croûte, des cigarettes, envoyer du courrier, payer vos factures… oui,oui.
Eau, jus de fruits, alcools, chips, ramens, petites conserves, glaces, surgelés, magazines, produits d’hygiène, premiers soins et WC (le graal), tout y est. Votre ex revient dans votre vie à 3h du mat et vous ne savez pas comment gérer ça ? Allez vous acheter un masque de beauté ou un sandwich triangle dans l’un des nombreux 7Eleven, Family Mart ou Lawson près de chez vous.
Les supermarchés sont mieux fournis, certes, mais vous ne pourrez y faire que vos courses et ils sont bien, bien moins nombreux. Quand je dis supermarchés, ne vous attendez pas à quelque chose de très vaste non plus mais vous pourrez y trouver de la viande et du poisson frais, des articles de cuisine et des produits ménagers, des fruits et légumes, peut-être même de l’électroménager. Certains ferment mais d’autres comme celui où je travaillais (je ferai un article sur mon expérience du travail au Japon plus tard) restent ouverts en continu.
BARS ET RESTAURANTS
Tout comme les konbinis, les bars et restaurants sont légions au Japon. Les bars, en plus de vous proposer de noyer votre chagrin dans une Kirin ou découvrir si oui ou non vous aimez le Highball avec vos amis, vous pourrez très souvent éponger tout cet alcool avec quelques plats. Souvent rien de très japonais mais on aime bien manger des frites ou des beignets de calamar de temps en temps, même en vacances à l’autre bout du monde.
Mes recommandations se trouvent toutes en centre ville : Le Black Sheep; intérieur tout en bois type Irish pub, L’Orca Dinning&Bar; un bar avec une des plus belles déco que j’ai pu voir, le Hub; une franchise type English pub qui a si bien marché à Tokyo qu’ils sont venus s’implanter à Fukuoka, le M8 qui est très international et le Sinister Alley si vous aimez boire en écouter du rock/métal.
Les restaurants eux, sans vous proposer une large gamme d’alcool cette-fois, vous régaleront souvent pour pas trop cher. Par pas trop cher j’entends que j’ai eu bien mangé pour 1200yen (10€) ou moins. Vous avez un régime particulier ? Sachez qu’à part des restaurants ou menus sans gluten, j’ai vu de tout.
Attention toutefois, si la cuisine française vous manque ou que vous êtes curieux de voir comment elle est perçue au Japon, vous allez devoir y mettre le prix. Les restaurants français au Japon sont des restaurants gastronomiques ! Ne comptez pas vous en tirer avec un entrée-plat-dessert du terroir à 18 euros.
IZAKAYA
Si je ne me suis pas attardée sur les restaurants c’est parce que ce que j’appelle restaurants est ce que l’on peut plus ou moins retrouver chez nous.
Si vous avez envie de vivre un bon moment bien japonais, il faudra aller vous poser dans un izakaya. Bonne nouvelle, il y en a plein. Les Izakaya ce sont ces restaurants, rarement de grands établissements, où la carte propose une multitude de plats typiquement japonais que l’on mange pour accompagner sa bière ou son nihonshu (ce que l’on appelle saké en France). Les salarymen y vont souvent en groupe après le travail et rentrent avec le dernier métro. Vous savez, ce sont ces restos où l’on mange parfois par terre ou bien à table et il y a toujours beaucoup de bruit mais ce n’est jamais dérangeant. Vous voulez une tournée de plus pour vos amis ? Il vous suffit de lancer un sumimasen! (excusez-moi!) en faisant signe au staff pour que l’un d’entre eux vienne prendre votre commande à nouveau.
Il faut prévoir un petit budget cela dit. Comptez au moins (25€) 3000yen par personne si ce n’est pas un endroit trop cher. 25€ ça n’a pas l’air beaucoup mais croyez-moi, vous allez en faire souvent si vous vous faites des amis japonais car les soirées entre amis ne se font pas chez les uns les autres mais dehors et souvent ça ne se limite pas à un endroit.
Selon moi, ne vous risquez pas dans un izakaya si vous n’êtes pas avec quelqu’un qui parle la langue ou si vous ne parlez pas un minimum la langue vous-même. Par là j’entends que ces endroits proposent certes des menus en anglais… mais pas tout le temps ! Et le fonctionnement n’est pas toujours le même. Boisson à volonté ou non ? Temps limité ou non ? Il veut dire quoi ce kanji là ? Il m’a dit quoi le serveur ? Parfois, ça peut vous coûter plus de sous et de stress que prévu.
Et, croyez-moi, si vous faites l’effort de parler un peu japonais au personnel, ils vont eux aussi êtres bien moins stressés (car ils ne parlent pas anglais pour la plupart) et le patron, s’il est là, vous offrira peut-être même une tournée ou un plat.
Par contre, si vous parlez la langue, essayez au moins une fois d’y aller seul ! On vous donnera sûrement une place au comptoir où vous pourrez discuter avec le personnel et c’est souvent très enrichissant.
LES YATAI (voir photo de l’article)
Incontournable de Fukuoka, les yatai sont de tout petits izakaya ambulants. Vous pourrez vous y installer en tout petit nombre et profiter de la cuisine que chacun a à offrir. Oden (légumes bouillis), brochettes, ramen… ou bien escargots comme le propose Chez Rémi, le yatai sauce française. Les plats ne sont en général pas très cher mais sont en petites portions. Vous vous retrouverez sûrement à prendre plusieurs plats et plusieurs boissons alors surveillez la note ! C’est toujours un moment très convivial et vous pouvez être certains qu’on vous fera la conversation et que vous serez mis à l’aise.
Où les trouver : Tenjin le long de l’année principal et à côté de Canal City, à Hakata. (voir mon article sur Fukuoka)